Dans l'enceinte, la vie s'est organisée. On trouve des cellules magasin, des espaces restaurant, des salles télévision et un mini-terrain de foot, tous gérés par les détenus. C'est la loi du plus riche qui règne. Qu'ils soient escrocs, violeurs, tueurs, narcotrafiquants ou prisonniers politiques, tous les détenus sont mélangés.
La vie à Palmasola est le reflet de la société Bolivienne où une infime minorité jouit des richesses du pays. La prison n'est qu'un instrument punitif, sans projet de réinsertion. Après leurs libérations, peu d'avenir pour la majorité des détenus, qui retrouveront leur misère d'avant. La plupart ont mis à profit leurs relations pour trouver des filières qui leur permettront de ne plus être pris.