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STEPHANE REMAEL

Treize jours en enfer

 

«L’école d’entraînement des leaders» est le plus grand centre de redressements pour cadres du Japon. Elle est à la fois la caricature et le miroir de l'économie nippone, qui connaît aujourd'hui sa plus grave crise depuis trente ans.
L'objectif est de faire de ces Japonais à hautes responsabilités de bons soldats au service de leur patron et de l’entreprise. Toutes les deux semaines, 200 cadres apprennent à « lire, écrire, parler, penser et agir», dans des cours dispensés sous la pression.
Les horaires sont stricts. La discipline de fer, comme à l’armée.
Après treize jours d’exercices intenses au camp de l’enfer, à peine 10% des élèves obtiennent leur diplôme.

Réveil à 5h30, lever des couleurs, chants, exercices physiques, cours intensifs jusqu’au diner.
Lors de l’incorporation, les cadres laissent leur costard au vestiaire pour endosser la tunique blanche du débutant.
Les cadres réapprennent par petits groupes des règles de bases : dire bonjour, parler au téléphone, donner sa carte de visiter, articuler…
Les cadres refont trente fois de suite le même exercice.
Les galons bleus sur les tuniques représentent les épreuves à passer.
Le but : terminer le stage avec une tunique immaculée.
Pour imposer leur autorité, les apprentis leaders hurlent toute la journée, à en perdre la voix.
L’abandon est interdit. Il est synonyme de licenciement au retour dans l’entreprise.
C’est une discipline de fer. Aucun loisir n’est permis. Après les cours, les stagiaires sont encore de corvée.
Concentration. Il faut trouver la force de subir une nouvelle évaluation.
Lorsqu'ils valident un test, ils peuvent ôter un galon de leur tunique.
A la fin de la journée, la pression est trop forte. Impossible pour cet élève de valider le test de «déclamation».
L’épreuve passée, les cadres craquent. Après le combat, les larmes du vainqueur.
M.Yasuo Motohaschi a fondé « l’école d’entraînement des leaders » en 1979. Il en a lui-même écrit l’hymne et dessiné l’emblème : un aigle, symbole de puissance et de conquête.
Ultime cérémonie à l’imagerie sectaire. Mr Motohashi galvanise ses troupes de nouveaux salarymen conquérants.
Avant chaque repas, les élèves chantent les valeurs de l’entreprise sous la baguette des professeurs.
Le dernier soir, avant le grand départ. Seuls huit cadres repartent avec le diplôme. Leur récompense : rentrer avant les autres.
Réveil à 5h30, lever des couleurs, chants, exercices physiques, cours intensifs jusqu’au diner.
Lors de l’incorporation, les cadres laissent leur costard au vestiaire pour endosser la tunique blanche du débutant.
Les cadres réapprennent par petits groupes des règles de bases : dire bonjour, parler au téléphone, donner sa carte de visiter, articuler…
Les cadres refont trente fois de suite le même exercice.
Les galons bleus sur les tuniques représentent les épreuves à passer. Le but : terminer le stage avec une tunique immaculée.
Pour imposer leur autorité, les apprentis leaders hurlent toute la journée, à en perdre la voix.
L’abandon est interdit. Il est synonyme de licenciement au retour dans l’entreprise.
C’est une discipline de fer. Aucun loisir n’est permis. Après les cours, les stagiaires sont encore de corvée.
Concentration. Il faut trouver la force de subir une nouvelle évaluation.
Lorsqu'ils valident un test, ils peuvent ôter un galon de leur tunique.
A la fin de la journée, la pression est trop forte. Impossible pour cet élève de valider le test de «déclamation».
L’épreuve passée, les cadres craquent. Après le combat, les larmes du vainqueur.
M.Yasuo Motohaschi a fondé « l’école d’entraînement des leaders » en 1979. Il en a lui-même écrit l’hymne et dessiné l’emblème : un aigle, symbole de puissance et de conquête.
Ultime cérémonie à l’imagerie sectaire. Mr Motohashi galvanise ses troupes de nouveaux salarymen conquérants.
Avant chaque repas, les élèves chantent les valeurs de l’entreprise sous la baguette des professeurs.
Le dernier soir, avant le grand départ. Seuls huit cadres repartent avec le diplôme. Leur récompense : rentrer avant les autres.