Les jeunes Emiriens arrivent en cours a bord de sompteux 4x4. En trente ans, le pétrole a fait surgir du désert, de Dubaï à Abu Dhabi, un pays hig-tech de 2,6 millions d'habitants (dont plus de 70% d'immigrés).
"Nous misons très fort sur la culture et l'éducation."
"Un pont entre les civilisations". Le hall est décoré de grandes photos couleur de la chapelle de la Sorbonne et de ses amphis aux lambris dorés.
Dans les couloirs laqués blancs comme ceux d'une clinique neuve, l'ambiance est décontractée. On parle français, anglais et arabe.
Dans les couloirs laqués blancs comme ceux d'une clinique neuve, l 'ambiance est décontractée. On parle français, anglais et arabe.
La première rentrée a eu lieu le 8 octobre 2006 avec 165 étudiants venus essentiellement du monde arabe mais aussi du Brésil, de l'Inde ou du Pakistan. Une vingtaine de nationalités se croise joyeusement dans les couloirs.
Les étudiants d'Abou Dhabi vont bénéficier, à eux seuls, d'une bibliothèque qui, en France, servirait 15 000 étudiants. Sur les rayonnages, des dizaines d'ouvrages d'histoire de l'art, comprenant des nus et autres délices pour un censeur professionnel, attendent tranquillement les étudiants.
Aucun ouvrage n'a été censuré, jusqu'ici. "La douane, par dérogation, laisse passer tous nos colis," confirme le conservateur en chef de la bibliothèque, Guillaume Niziers, qui, submergé par les cartons arrivant de Paris, installe, un à un, les 10 000 volumes de la bibliothèque : l'objectif est fixé à 50 000 ouvrages d'ici trois ans, une chance exceptionnelle.
Le hall est décoré de grandes photos couleur de la chapelle de la Sorbonne et de ses amphis aux lambris dorés.
A la cafétéria, le buffet copieux ferait pâlir d'envie les saucisses-purée des Resto-U parisien.
Pas de mixité hors les murs de la fac: "Nous ne sommes pas à Abu Dhabi pour apporter un mode de vie contraire aux habitudes locales".
Pas de mixité hors les murs de la fac : "Nous ne sommes pas à Abu Dhabi pour apporter un mode de vie contraire aux habitudes locales."