Mingongs : les sacrifiés des Jeux Olympiques
Les J.O de Pékin : une vitrine pour la Chine.
Les sites olympiques et gratte-ciel high-tech ne sont pas encore achevés que déjà, le gouvernement force les « mingongs » à retourner dans leurs campagnes. Objectif : renvoyer plus d’un million de « travailleurs migrants » de Pékin d’ici 2008. Employés dans les chantiers, la plupart des mingongs sont sans permis de travail, sans contrats d’embauche, donc sans accès aux soins. Pas de permis de résidence, donc pas d’habitation décente. Les migrants vivent le plus souvent en autarcie sur leur chantier, faisant chaque soir la queue pour récupérer payes et repas.
Payés 8 yuans de l’heure (90 centimes d’euros), certains travaillent plus de 10 heures par jour afin de nourrir la famille, restée à la campagne.
Les enfants ne sont pas épargnés par l’exclusion. Les migrants ont ouvert 400 écoles illégales en banlieue. Mais aujourd’hui, le gouvernement les ferme les unes après les autres, pour éradiquer l’installation des familles mingongs. La classe se fait assis par terre, en marge des hutongs en démolition, les quartiers traditionnels. Plus de 10 millions d’enfants de mingongs ont déjà dû quitter leurs parents pour poursuivre une éducation décente, dans leurs campagnes.
Laissés pour compte du miracle chinois, les migrants n’ont droit à rien, pas même à la parole.

















